C'est toi que j'aime
Les feuilles bruissent, le vent chante
Dans les futaies de la forêt ombreuse
Semblables aux souvenirs qui hantent
Mon c½ur et me rendent malheureuse.
D'un pas égal, d'une allure lente
Je vais ,sous le ciel nuageux
L'esprit fixé ,la tête dolente
Marchant sur le chemin pierreux.
Ce souvenir qui me relance
Sans pouvoir m'en libérer
Est un supplice qui recommence
Dans mon c½ur triste et déchiré.
Ce souvenir, c'est toi que j'aime
Si « vivant »et si loin de tout
Si loin, si loin et pourtant le même
Si près de moi, dans le grand flou
Où ton image malgré tout
S'incruste en moi comme une étoile
Qui brille le soir, dans l'air doux
D'une nuit dont je lève le voile.